samedi 29 juillet 2017

Base de données de mes écrits principaux par rubrique



Ici vont figurer des écrits, nouvelles, ateliers en rapport avec l'écriture. De par les différents blogs créés depuis une dizaine d'années, les sources sont variables donc ne soyez pas étonné d'avoir des présentations différentes. Les textes sont d'époque, comprenez par là qu'ils ont vieilli en même temps que leur auteur et qu'ils n'ont jamais été remaniés, sauf une ou deux nouvelles. Ils sont donc probablement plein de défauts mais je les assume entièrement encore aujourd'hui. N'hésitez pas à commenter, vos retours sont importants.
Pour tout le reste, mon blog est régulièrement alimenté (BD, ciné, coups de cœur, réflexions d'intérêt divers etc.)

Ce billet sera en permanence visible sur la page d'accueil d'Epistol'Arts, dans le menu de droite, et actualisé si besoin.

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En trompe l’œil (2010-2017, 20 billets, série en cours)

Principe : mon cousin Christophe, photographe à ses heures, m'envoie dès que je le souhaite des photos de son choix. Qu'elles m'inspirent ou pas, le but est de proposer un texte, généralement court, en rapport plus ou moins étroit avec cette photo. Les écrits sont donc forcément de qualité et d'inspiration variables mais c'est un bon exercice de production écrite.  La rubrique sera actualisée.
Les 13 premiers datent de 2010 et janvier 2011, les 7 derniers de 2016 et juillet 2017. Entre les deux, cinq années se sont écoulées sans que la rubrique ne soit alimentée.


Ateliers d'écriture

J'avais des consignes que j'explique soit en début d'exercice, soit à la fin. Là-aussi, la production écrite se veut généralement courte. C'est une rubrique à l'arrêt pour le moment mais je suis ouvert à tout "challenge" pouvant mettre en route une inspiration souvent aux abonnés absents aujourd'hui. A bon entendeur...
De mémoire, ces ateliers n'ont pas été regroupés chronologiquement mais ce n'est pas important. Sauf pour l'atelier 7 qui prend réellement tout son sens si on a lu la nouvelle "Toby" avant.


Nouvelles

Hormis "Blanche" que je renierais presque (des grenouilles qui parlent, faut pas pousser), je suis à divers degrés assez fier de ces productions écrites qui n'ont pour seul mérite néanmoins d'exister. Il faut garder à l'esprit que, pendant longtemps, ces nouvelles alimentaient un forum par "épisodes". Je partais d'une idée de départ et je commençais à dérouler mon film sans jamais savoir où ça allait me mener, ni même si cela me conduirait quelque part. Lorsque j'avais achevé une partie, je partageais immédiatement sur le forum en question. Je n'avais généralement aucune idée de la suite mais j'étais ainsi obligé de continuer pour ne pas risquer de frustrer ceux qui avaient eu la gentillesse de me lire.
Il faut donc bien comprendre que ces écrits n'ont jamais été structurés, ni ébauchés. Ils ont été rédigés dans le "feu de l'action", sans réflexion préalable. Il se peut donc que certaines ficelles soient un peu grosses, voire frustrantes, mais le but premier de ces nouvelles était vraiment de créer une atmosphère. Si on me disait qu'on semblait voir les situations ou les personnages à la lecture, j'étais le plus heureux ! 
Les nouvelles étaient initialement chapitrées et diffusées ainsi sur un rythme aléatoire. Si le chapitrage est resté, elles sont ici présentées sous leur forme intégrale.

Billets divers que j'ai pris un plaisir particulier à écrire

Tout au long de mes trois blogs successifs, il m'est arrivé d'écrire quelques billets dont j'étais assez "fier" finalement, du moins sur le moment car certains ne sont clairement plus d'actualité, ceux que je relis avec plaisir les rares fois où je remonte le cours du temps, ceux où je me sentais un peu plus inspiré que d'ordinaire. Ceux où je me dévoile de temps à autre un peu plus. Peut-être vous interpelleront-ils ou vous laisseront-ils indifférent... Ils sont classés chronologiquement. Là-encore, cette partie sera actualisée autant que nécessaire. Bonne découverte !




vendredi 28 juillet 2017

En trompe l'oeil (20)


©CDolls

Regarde-moi. C'est la fin. Désormais je me meurs. J'ai mis toutes mes forces dans la bataille. Je ne me suis pas laissé faire. Mes blessures sont là pour témoigner de la violence de l'affrontement. Mais le combat était par trop inégal. 

J'étais le dernier. Je me consume désormais comme tant se sont consumés avant moi. Une espèce à jamais éteinte comme tant d'autres, passées et à venir. Car ils ne s'arrêteront pas là, non, tu penses bien. Détruire pour détruire, ça ils savent faire. Et ils ne sont pas de ceux qui apprennent de leurs erreurs. 

Mais ils y passeront aussi. Peut-être seront-ils les derniers. Mais ils mourront. C'est ma seule certitude au crépuscule de ma vie. Comme moi, ils faibliront sous les coups. Ils livreront une vaine lutte. Acharnée, sanglante mais vaine. Puis, prostrés, incrédules jusqu'au bout, victimes de leur propre suffisance, ils tomberont en cendres comme je m'éparpille moi-même.

Ils y passeront parce que la Nature gronde. Elle souffle, crache, tonne, submerge. Elle vocifère sa haine des hommes et les engloutira tous. Elle compte ses morts. Ses territoires perdus. Ses espèces décimées. Elle nous vengera tous. Elle va vous reprendre avec une extrême violence tout ce que vous avez pris de force. On vit avec la Nature, on ne se l'approprie pas, on ne la modèle pas à loisir. On ne la maltraite pas impunément.

Regarde-moi mon enfant. Innocente victime, tu paieras pour ceux qui t'ont précédé et que tu chéris tant, sans même prendre la mesure du désastre qu'ils ont engendré. Innocente victime, tu pourrais désormais avoir les intentions les plus pures qu'il serait trop tard. Tu sembles tellement loin des préoccupations de ceux qui t'ont enfanté et qui ne t'ont rien laissé. 

Mon enfant, dans quelques instants, je m'évanouirai tel un profond soupir. Mes cendres dispersées seront alors l'unique et éphémère vestige d'une époque révolue. Et je ne pourrai plus rien pour toi.

Mon enfant, je crois que tu seras le prochain.

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jeudi 27 juillet 2017

Le mystère du carton enfin résolu !



Depuis hier, un type un peu louche se trimbale sur Facebook avec un étrange carton sur l'épaule. Aujourd'hui, messieurs-dames, nous allons lever le voile sur cette énigme ô combien difficile à résoudre.


Règle n°1 : faire de l'espace et sécuriser la zone. On ne sait jamais.


Ne jamais relâcher sa vigilance ! On ne sait jamais ce qui peut surgir à tout moment. Une bête traquée n'a plus rien à perdre. Ça me rappelle un épisode de la série Ulysse 31. Ça vous parle ? Bon, toujours est-il que des pirates avaient cru bon d'ouvrir un coffre, cupides qu'ils étaient, dans lequel il y avait un serpent qui les avait pétrifiés dans la seconde ! Alors moi, je fais gaffe...


La tension est à son comble ! Un carton, une protection, une sorte de tube... Ce supplice serait-il sans fin ?


Ouf, pas de sale bestiole à l'intérieur, c'est toujours ça ! C'est quoi ? Un parchemin ? Un document classé confidentiel ? Une carte au trésor ? Il semble y avoir des codes couleurs. 


A ce stade, je sais que si je vais désormais plus loin, je ne pourrai plus jamais revenir en arrière. Ma vie risque d'en être totalement bouleversée. Suis-je prêt pour cela ? Pourquoi faut-il toujours que je me mette dans des situations pas possibles ?


Taaaadam ! Tremblant presque, je déballe et là j'arrête de faire le con parce que je ne vous dis pas les émotions qui m'ont envahi à la découverte progressive de cette oeuvre magnifique signée Jérôme Alquié. J'avais eu un aperçu avant envoi, scan à l'appui, mais Jérôme m'avait prévenu que ça n'avait rien à voir avec les sentiments qui se bousculent face à l'original. 


L'original permet surtout, outre sa beauté et la qualité de sa composition, de resituer l'oeuvre dans son échelle réelle puisque nous sommes ici sur du 70 x 50 cm. C'est ce qui m'a le plus impressionné : dérouler très progressivement l'oeuvre et découvrir peu à peu les visages magnifiques, impressionnants sous ce format, qui se dévoilaient à moi.


L'effet madeleine de Proust a fait le reste. Hormis Goldorak qui aura toujours une place bien à part, je pense que Ulysse 31 arrive juste derrière, dans un mouchoir de poche avec Albator 78. C'est dire la foule de souvenirs qui remonte. Jérôme Alquié livre là une illustration superbe, avec une composition qui fait la part belle aux personnages féminins de la série animée : Nanette, au coeur d'un épisode touchant où elle se condamne pour sauver Nono et les siens, Circé désespérément seule en haut de sa tour du savoir sans partage, Calypso, personnage clé de l'épisode du même nom, se sacrifiant pour sauver Ulysse d'une mort certaine (Qui n'a pas versé sa petite larme lors de cette scène culte où Ulysse la perd, tandis qu'elle redevient sable ?) et puis la petite Thémis évidemment, ici dans une position si caractéristique, apaisante et bienveillante.


Et puis que serait Ulysse 31 sans... Ulysse et son fils Télémaque ? Ulysse est ici représenté en tenue spatiale et je l'ai toujours adoré ainsi, avec son casque et son pistolet laser. J'ai notamment un excellent souvenir de l'épisode Charybde et Scylla où l'équipe doit affronter un robot à apparence humaine (du moins dans un premier temps) tandis que le vaisseau d'Ulysse est soumis à l'attraction des deux planètes, de glace et de feu. Je crois que cette passion pour sa tenue spatiale vient vraiment de là, même s'il y a eu évidemment d'autres apparitions de ce type.


Bref, je ne pouvais que craquer et je ne regrette vraiment pas de l'avoir fait ! D'autant que je voulais depuis longtemps une oeuvre de Jérôme Alquié qui a un talent monstrueux en même temps qu'une vraie gentillesse et une sincère disponibilité pour ses admirateurs. Je ne pouvais pas rater cette opportunité. Je suis HEU-REUX, merci Jérôme ! 


Je vous laisse savourer quelques détails de cette phénoménale illustration. J'ai fait ce que j'ai pu niveau photos, mon appareil n'étant pas top et le faible éclairage naturel n'aidant pas. Ce qui est sûr, c'est que les photos ne rendront jamais justice à l'original.










J'ai acheté un cadre bon marché en urgence mais le but est vraiment, à court terme, de permettre à cette oeuvre d'avoir l'écrin qu'elle mérite.


Heureusement, l'un de mes amis fait de supers encadrements ! Ici, il avait particulièrement bien mis en valeur mes marques -pages originaux d'André Chéret, le papa de Rahan. Je sais qu'il va faire ce qu'il faut pour Ulysse. Mais en attendant, pas question que l'oeuvre prenne la poussière ou autre saleté.


En attendant que l'illustration reste "à plat" et rejoigne son cadre provisoire, un peu de papier bulle pour éviter tout désagrément. On est maniaque ou on ne l'est pas. 

En tout cas, c'est l'arrivée du jour voire de l'année avec ma planche Epsilon de Jean-Yves Mitton. Maintenant je vais hiberner quelque temps pour éviter les tentations. Mais que je suis content ! 

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mardi 25 juillet 2017

Le Mardi, c'est l'énigme !



Rappel des indices de l'énigme de la semaine dernière :

Je suis un film dont l'action se passe à Manhattan
Je rapporte 6 fois plus que mon budget initial
Le moindre grain de sable peut être lourd de conséquences
Je suis cabot à bien des égards
Je dispose d'une carte maîtresse


Il fallait trouver le très bon Pour le pire et pour le meilleur avec l'excellent Jack Nicholson. La carte maîtresse, c'était lui, référence à l'inoubliable Joker dans les deux Batman de Burton. Il valait mieux ne pas louper la résolution de cet indice car, sans lui, l'énigme n'était pas évidente. Bon, vu que personne ne m'a demandé d'indice supplémentaire depuis dimanche soir, c'était peut-être tout à fait jouable quand même. Pas de vainqueur néanmoins.
Le film est doublement cabot, d'une part du fait de la présence du chien Verdell mais aussi parce que Nicholson est bien connu pour cabotiner à tout-va et là, il s'en donne à cœur joie.
Nicholson interprète l'asocial Melvin Udall, un type perclus de TOC qui ne supporte pas que l'on vienne troubler ses petites habitudes. Autant dire qu'il va être servi...
Ce film, dont l'action se passe à Manhattan, a rapporté plus de 300 millions de dollars dans la monde, pour un budget initial de 50 millions.

Allez, c'est reparti pour un tour. Voici les indices, bonne chance ! 

Je démarre sur un riff de saxophone.
Je ne désigne pas seulement un prénom, mais peu le savent.
Initialement, je ne figure que sur un 45t.
Plus tard, on me croise dans le désert.

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lundi 24 juillet 2017

Bubble Witch Saga 3, gare à l'addiction !



J'essaie de me freiner mais ce n'est pas facile. Heureusement que les vies sont limitées et mettent un certain temps à se recharger. Evidemment, il y a plus de possibilités (et donc de facilités) si on met la main au porte-feuille mais je ne paierai jamais pour ce genre de jeu, aussi addictif soit-il.

J'avais adoré le Bubble Witch saga 1, d'une difficulté assez redoutable de mémoire, bien plus sombre et donc bien plus anxiogène. Mais j'étais parvenu au bout non sans une certaine fierté.
Je suis complètement passé à côté du 2. A l'époque, je n'avais pas aimé le changement de design, plus mignon et enfantin, pas plus que les épreuves proposées dont je ne me rappelle d'ailleurs plus. Peut-être était-ce aussi une période où jouer m'intéressait tout simplement moins. Peu importe.


Toujours est-il que j'ai accroché à cette troisième mouture qui propose des challenge variés qui, surtout, mettent nos neurones à rude épreuve. Car il faut réfléchir plus qu'on ne pourrait le croire, les niveaux étant parfois corsés mais jamais infranchissables. Il n'y a pas la frustration de l'échec sans fin pour peu que l'on raisonne un peu. Les développeurs ont eu la bonne idée d'améliorer le système de visée (autrefois payant) afin d'assumer un peu plus le parti pris de ne plus proposer un jeu d'adresse mais bien de réflexion. 


Il y a quatre principaux challenges : dégommer toutes les bulles d'un niveau (challenge un peu plus complexe parfois puisqu'il oblige à nettoyer toute la surface de jeu), libérer des oiseaux (une fois que cette mission est atteinte, c'est gagné, quel que soit le nombre de bulles restantes), vaincre le vilain chat Wildur qui fait office de boss de chaque fin de monde (généralement un challenge très enfantin à surmonter) et... ma variante préférée.



Car le quatrième challenge implique de libérer la voie à un fantôme jusqu'à ce qu'il puisse rejoindre sa famille tout en haut du niveau. C'est de loin ce que je préfère dans ce jeu. C'est fun à souhait, on n'a pas besoin de ce soucier de nettoyer toute la zone et les développeurs ont suffisamment varié les niveaux pour que l'on ne s'ennuie jamais.


Car chaque monde (en tout cas au début) imprime sa nouveauté et il va falloir composer avec ces difficultés supplémentaires aux variations bienvenues pour aller de l'avant. On a les bulles glacées, celles qui pétaradent, celles qui uniformisent la couleur de celles qui les entourent, celles qui sont dures comme la pierre ou le fer, celles qui ne sont accessibles qu'une fois sur deux, celles qui sont bicolores et qui ne se dégomment donc qu'au bout de deux tirs et plein d'autres. A titre personnel, j'ai une préférence pour l'espèce de bestiole qui crée des bulles supplémentaires. Si on ne la dégomme pas rapidement, vu qu'elle est souvent en bande organisée, on peut vite se retrouver bloqué. On peste parfois mais la trouvaille est géniale. En général, dès que je les vois sur un niveau, je me dis que je suis parti pour en baver un peu plus. Mais un peu de réflexion plus tard et le niveau se franchit comme tous les autres.


Depuis peu, des niveaux "super difficiles" se sont glissés dans le jeu. mais tout est question d'interprétation. On végète plus ou moins mais une fois que l'on a étudié l'architecture du niveau en question, cela ne pose guère davantage de problème que les niveaux difficiles ou lambda. Et puis, personnellement, j'ai parfois plus galéré devant des niveaux à la difficulté dite normale que face à ceux-là.


Les développeurs ont aussi pensé à proposer des quêtes annexes. Outre le fait de pouvoir customiser maisons, puits et autres objets de l'univers grâce à de la poudre de perlimpinpin (sans aucun intérêt pour moi), il existe des mondes plus récréatifs donnant droit à diverses récompenses (item, vies infinies sur un cours laps de temps). Ces mondes sont limités dans le temps mais reviennent de façon si récurrente qu'il vaudrait presque mieux pouvoir y accéder à loisir.


Dernière trouvaille, et pas des moindres, concernant ces challenges annexes : l'arrivée il y a peu d'Andy, le fantôme qui a peur du noir. Vous êtes dans une salle où il y a 4 torches éteintes. A chaque fois que vous réussissez un niveau, vous allumez une torche. Mais si vous échouez, vous repartez du niveau inférieur. Bref, pour allumer les quatre et accéder au coffre de la récompense, il faut donc vaincre quatre niveaux sans le moindre droit à l'erreur. Et comme là encore, cette variante est limitée dans le temps, c'est parfois un peu rageant de ne pas pouvoir systématiquement terminer le parcours.

Voilà pour le contenu essentiel du jeu. Ce n'est pas forcément tout à fait exhaustif mais le principal y est. J'en suis actuellement au niveau 377 et je vois bien que, derrière moi, au niveau 346 (série en cours), l'ami François-Marie cravache comme un beau diable pour me passer devant, ce qu'il fera sans aucune difficulté dans les heures ou jours qui viennent puisque j'essaie de me discipliner et de baisser de rythme en venant moins par ici. Mais comme je le disais, pas facile de se faire violence alors que ce jeu a pourtant comme effets négatifs de réduire ma vie sociale et de bousiller ma vue. Ah si, accessoirement, il distrait. Et par la même occasion rend accro.

Tiens, si j'allais plutôt faire un petit Scrabble via Facebook ?

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mercredi 19 juillet 2017

Randonnée à Grand Vabre



Je dis parfois sur le ton de la plaisanterie que Grand Vabre, charmant village de l'Aveyron planté sur les bords du Dourdou et situé à proximité immédiate de Conques, est en train de devenir notre résidence principale, tellement nous nous y rendons fréquemment depuis quelques temps. Il faut dire que nous y sommes toujours très bien reçus, Nath et moi, par notre vieil ami Denis et son adorable maman Rose. Les trois jours passés en leur compagnie à l'occasion du week-end du 14 juillet n'ont pas dérogé à cette règle.

Lapin à la moutarde à la cuisson parfaite et ses haricots maison succulents, aligot saucisse, grillades de travers de porc, charcuterie, délicieux fromages fermiers de Franche-Comté (ah, ce Comté et ce munster !), restaurant le dimanche, rien ne nous fut épargné d'un point de vue culinaire. Et si j’espérais secrètement ne pas reprendre la totalité des dix kilos que j'avais perdus pendant l'hiver et le printemps, mes rares espoirs ont volé en éclat. Me voilà bon pour repartir de zéro ! Ah là là, quand ça ne veut pas ! 


Heureusement, nous n'avons pas lésiné sur le sport : F1 canapé, Scrabble (ben quoi, et le sport cérébral alors ?)... et randonnée le samedi après-midi. Celle-là, elle valait franchement le coup et je m'en souviendrai à plusieurs égards. Je suis d'ailleurs passé par tout un panel d'émotions ce jour-là.

Il faut dire que, si j'aime vraiment marcher à condition de me faire un peu violence au préalable, j'ai un problème : je suis sujet au vertige. Et malheureusement, il ne m'en faut pas beaucoup pour freiner des quatre fers. Une petite pente, quelques cailloux instables, un sentier étroit, un ruisseau à traverser... Le pire est que mon degré de vertige est lui-même variable. Parfois, je vais suivre sans trop de difficultés. Plus rarement, mais ce fut malheureusement le cas en cette occasion, ma perception est encore plus faussée que d'ordinaire, ce qui a rendu un parcours objectivement enfantin particulièrement difficile. J'avais beau ne rien contrôler, je me sentais quand même un peu ridicule de buter à ce point sur des obstacles de pacotille. Mais bon, je suis arrivé jusqu'à destination : la chapelle de Monédiès, perdue au milieu des bois. Denis avait à cœur de nous montrer deux choses bien spécifiques lors de cette balade pédestre. 

Tout d'abord, son coin préféré, un havre de paix où un joli pont de bois surplombe un menu cours d'eau. Pas assez d'eau pour se baigner mais l'idéal pour tremper les pieds. Je suis resté en bordure du ruisseau mais Nath et le neveu de Denis, Dylan, s'en sont donnés à cœur joie. En temps normal, j'aurais été aussi enthousiaste qu'eux mais l'arrêt a été particulièrement long et je savais qu'une trop longue pause rendrait, pour moi, la reprise de la marche délicate, ce qui n'a pas manqué de se produire. Cela dit, j'étais très content de ce partage. Cet endroit était important pour Denis, il l'était donc pour moi. Et c'est vrai que c'est un cadre magnifique.


Ensuite, la chapelle de Monédiès donc. Pour la petite histoire, quinze années de travaux furent nécessaires pour la restaurer et le résultat est réellement remarquable car les artisans sont vraiment partis de très loin pour arriver à un tel niveau d'excellence. Et comme le site n'est pas un modèle d’accessibilité, il en a fallu du courage et des hommes pour amener pierres et matériels ! Des efforts récompensés par le Premier Prix départemental du Patrimoine en 2009 et par le Prix national, au titre de la commune, des Rubans du Patrimoine, avec mention spéciale du jury, en 2010.

Et pour ceux qui s'interrogeraient quant à ma posture sur la photo ci-dessus, non, ce n'est pas un cri de victoire façon "Raaa-haaaaaaa" de Rahan, le fils des Âges farouches, une fois la chapelle en vue. Je ne m’apprête pas davantage à me transformer en l'incroyable Hulk.  C'est juste qu'il faisait particulièrement chaud et que je n'ai pas résisté à l'envie d'une douche improvisée en remplissant ma casquette à l'eau d'une fontaine sur le site. J'avais un peu oublié que l'eau était particulièrement fraîche, surtout au contact de mon dos, d'où ce raidissement impromptu. 

Une belle balade dans un cadre de verdure exceptionnel, des découvertes, entouré de sa moitié, de son meilleur ami et d'un gamin attachant, comment aurais-je pu garder cela pour moi seul ? Un billet s'imposait, non ?
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mardi 18 juillet 2017

Le Mardi, c'est l'énigme !



Rappel des indices de l'énigme précédente :

A l'origine, je suis un explorateur et un scientifique
La découverte d'un œuf changera ma vie
Je suis l'équilibre entre mort et éternité
On ne se risque pas à m'inviter quand je me sens en appétit
Généralement, j'aime bien que l'on m'annonce.

Félicitations à Laurent, Denis et Frédéric, tous les trois médaillés d'or pour avoir trouvé qu'il s'agissait de... Galactus, le dévoreur de planètes !


Au départ, Galactus s'appelait Galan, explorateur et scientifique de la planète Taa. Il rencontre l'Oeuf Cosmique et devient Galactus en fusionnant avec lui. Né en même temps que Mort et Eternité, il incarne l'équilibre entre ces deux forces. Il se nourrit en drainant l'énergie des planètes vivantes. Il se fait généralement précéder d'un héraut qui annonce sa venue.

Voilàààà. Place à la nouvelle énigme dont voici les indices :

Je suis un film dont l'action se passe à Manhattan
Je rapporte 6 fois plus que mon budget initial
Le moindre grain de sable peut être lourd de conséquences
Je suis cabot à bien des égards
Je dispose d'une carte maîtresse

Bonne chance. Propositions et résolution des indices toujours en MP via FB.
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lundi 17 juillet 2017

Hommage à Martin Landau (1928 - 2017)



Quelques mois après avoir fêté ses 89 ans, Martin Landau a tiré sa révérence. Un de plus qui casse sa pipe mais concernant Landau, je suis vraiment triste car c'est un acteur que j'affectionnais tout particulièrement. Environ 177 films et séries TV, près de 65 ans de carrière (il avait démarré en 1953), un Oscar, une étoile sur le Walk of Fame... cela valait bien un tout petit hommage pour un si grand monsieur.



Martin Landau avait une gueule, une vraie ! Et comme c'était en plus véritablement un acteur caméléon (bien au delà de son rôle de Rollin Hand dans Mission Impossible), il était de temps à autre une cible évidente pour caricaturistes de tout poils. Celle de David Boudreau est particulièrement inspirée.


Une illustration que Landau n'aurait pas reniée puisqu'il avait lui-même commencé en tant que dessinateur pour le Daily News. Il y renoncera quelques années plus tard pour embrasser la carrière d'acteur que l'on connait.




Il serait vain de citer toutes les apparitions d'un acteur aussi prolifique et toujours actif à l'heure de sa disparition. Mais il aura trimbalé sa gueule et son regard magnétique dans deux épisodes de The Twilight Zone (La Quatrième dimension)



Il variait les plaisirs et les genres, comme ici en 1965 dans le western Sur la piste de la grande caravane, de John Sturges.


Il partage l'affiche de La Mort aux trousses avec Cary Grant. Bien qu'il n'ait qu'un second rôle, il crève l'écran si j'en crois mon pote Fred qui l'a découvert au travers de ce film d'Alfred Hitchcock. Il faudra que je revoie ce film aujourd'hui un peu effacé de ma mémoire.




Il a écumé bon nombre de séries incontournables des années 60 à 80, je me souviens notamment d'une apparition dans un épisode des Mystères de l'Ouest. Mais c'est avec Mission Impossible qu'il décroche la timbale, connait la célébrité et rencontre celle qui deviendra rapidement son épouse : Barbara Bain.


La collaboration des deux artistes se prolongera dans Cosmos 1999 où Landau aura cette fois le rôle principal, celui de John Koening, commandant de la base lunaire Alpha. La première saison marquera les esprits pour ses qualités, la seconde pour ses défauts mais j'ai vraiment découvert Martin Landau par le biais de cette série que j'ai d'ailleurs en DVD.



Entre Mission Impossible et Cosmos 1999, Martin Landau livrera une solide prestation face à Peter Falk dans l'un des meilleurs épisodes de Columbo où il interprétera des jumeaux retors. Savoureux et culte.


Il aura aussi beaucoup travaillé pour le cinéma. Comme ici pour Crimes et délits de Woody Allen pour lequel il sera nominé aux Oscars.


Idem pour Tucker, l'homme et son rêve. Superbe prestation mais la statuette lui échappe une nouvelle fois.



Il décroche l'Oscar du meilleur second rôle en 1995 pour sa prestation extraordinaire de Bela Lugosi dans le superbe Ed Wood de Tim Burton. Le meilleur film de Burton pour moi, avec un Martin Landau qui crève l'écran à chaque plan. Inoubliable ! Landau est habité par son rôle comme jamais et le N&B donne un cachet indescriptible au film.



Parmi deux participations TV plus "récentes" (toutes proportions gardées puisque respectivement de 1998 et 2004) : X-Files, the movie (où il livre une prestation brève mais marquante) et FBI, portés disparus (il est extraordinaire dans le rôle du père de Jack Malone confronté à la maladie d'Alzheimer).


Il était toujours actif en 2017. L'un de ses derniers rôles les plus notables fut celui de Max Rosenbaum dans Remember (2015) où il donnait la réplique à l'excellent Christopher Plummer.


Martin Landau avait aussi fait une incursion dans le doublage dans le Frankenweenie de Tim Burton.


Martin Landau a été tellement prolifique que ce modeste hommage ne saurait être exhaustif. C'est bien le moins que je pouvais faire pour quelqu'un qui a véritablement compté pour moi et qui va durablement laisser un vide. Bon vent monsieur !