vendredi 23 juin 2017

Au bout, la récompense... et quelques "merci" !



(Les guillemets autour de "merci" n'ont rien d'hésitants mais ils me permettent de ne pas mettre de "s" à merci alors que je le devrais, sauf que je trouve juste ça très laid)

Voilà, c'est fait ! Après deux années où je suis passé par toutes les émotions, bonnes ou mauvaises, mais pendant lesquelles j'ai essayé de garder le cap sans trop me relâcher, j'ai enfin décroché le Graal. Enfin, une partie puisque le gros morceau se jouera l'an prochain. Mais j'ai ce BTS et, en ce moment précis, je suis heureux comme un gamin, bien que ma réserve naturelle m'empêche d'exploser pleinement. Je ne suis pas certain de véritablement me rendre compte mais je sais ce que ce résultat implique. Il récompense mon travail et mes attentes, comme celles des personnes qui m'ont accompagnées sans relâche. Des personnes qui m'ont soutenues humainement, moralement, financièrement aussi puisque se consacrer pleinement à cette reconversion est synonyme de non-rentrée d'argent dans l'immédiat et pour l'année à venir. Quand il m'est arrivé de douter, je repensais à ces attentes, à la confiance qui était la leur. Finalement, ma plus grande fierté, si fierté il y a, est de ne pas avoir déçu et de m'être montré à la hauteur.

Les remerciements ont toujours quelque chose d'un peu redondant mais ils me tiennent à coeur. A Nath tout d'abord, mon indéfectible soutien. Tout n'a pas été simple. L'éloignement ne fait jamais de bien, surtout quand l'un ne peut plus épauler l'autre et réciproquement autant qu'il le voudrait. Mais je pense pouvoir dire qu'on reste toujours là l'un pour l'autre, y compris dans l'adversité. Ma mère ensuite. Le financement de ces deux années de formation (et très probablement de celle à venir), c'est à elle que je le dois. Ce n'est pas rien pour une mère de redonner sa confiance 25 ans après des études avortées par manque d'investissement. Ce n'est pas rien non plus pour un fils plus fier qu'il n'y parait d'accepter et de reconnaître ainsi la précarité de sa propre situation. Ma belle-mère enfin. Pour m'avoir hébergé, m'économisant ainsi de la route, de la fatigue, du stress. Pour avoir toujours tout fait pour que je n'aie besoin de penser à rien d'autre qu'à mes études. Pour avoir composé, deux semaines chaque mois en moyenne, avec un caractère presque à l'opposé du sien.

Voilà pour le noyau "dur". Et puis il y a tous les autres qui ont été importants dans ma réussite, directement ou indirectement, par leur soutien, leur écoute, leur présence, leur simple existence. Je ne cite personne car c'est le meilleur moyen d'en oublier mais ils se reconnaîtront : amis de toujours, potes, rencontres d'un jour, formateurs, collègues de formation comme de stages... La liste n'est pas exhaustive.

Je conclurai ce billet par un hommage tout particulier à la petite Chloé. On aura partagé une belle année ensemble avant qu'un accident de la route, tragique mais par dessus-tout injuste, ne nous l'enlève l'été dernier. Ce n'était pas une amie à proprement parler, encore moins une intime, mais elle m'a énormément manqué, bien plus même que je l'aurais imaginé. J'ai quelques souvenirs qui resteront durablement ancrés. C'est à elle que je dédie cette petite victoire. A ce petit bout de femme à la voix douce qui me manque tellement.
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